Rénover, c'est bon pour les finances publiques
Publié le 3 juin 2026
Fiche pratique du groupe de travail « Externalités positives » : le gain moyen annuel pour la société d'une rénovation de passoire thermique est estimé à 7 500 €.
Rénover, c'est bon pour les comptes publics
Rénover les logements les moins performants, c'est éviter des dépenses de santé prises en charge par l'assurance maladie : traitements, hospitalisations, soins.
C'est faire baisser la surmortalité associée, et donc les coûts sociaux qui vont avec : perte de productivité, impact sur les familles, politiques de prévention.
C'est enfin créer des recettes : chaque emploi de la rénovation génère cotisations, impôt sur le revenu, taxe d'apprentissage, contributions formation et TVA.
Et si la rénovation rapportait plus à l'État qu'elle ne lui coûte ?
Le gain moyen pour la société d'une rénovation de passoire thermique est estimé à 7 500 € par an : 400 € de soins évités, 1 400 € de bien-être, 5 700 € de risque de mortalité en moins.
Les chiffres qui parlent
- 1,3 million de logements très énergivores exposent leurs occupants à de graves problèmes de santé, pour 10 milliards d'euros par an (France Stratégie, mars 2022).
- Dans ces logements, la probabilité de développer un tel problème en 12 mois est de 1 sur 18, et de 1 sur 4 sous le seuil de pauvreté.
- L'air intérieur dégradé coûte 19 milliards d'euros par an, plus qu'une canicule comme celle de 2022 (10 à 15 milliards).
Le saviez-vous ? Chaque euro investi dans la rénovation revient en partie dans les caisses publiques, par la fiscalité liée aux emplois créés.
Fiche publiée par le groupe de travail « Externalités positives ».